Immobile vaisseau
Sans voiles et sans canots,
Ancré à ce rivage
De mon dernier voyage.
Triste et sombre couloir
Gris et noir d'ennui
Où mes pas, sans espoir,
Se perdent dans la nuit.
Hier, j'habitais un phare.
Il dominait la terre.
Avec lui mes regards
S'élançaient vers la mer .
Horizon sans pareil
Par le temps effacé.
Où donc est ce soleil
Qui brillait sur Alger ?