Depuis quatre décennies
J’en ai croisé des vies,
Et ils sont bien nombreux
Malades et malheureux
Que je n’oublierai pas.
Je ferme les yeux je vois
Ces regards, ces attentes
Ces années éprouvantes
Pour ces corps abimés
Qu’il fallait « réparer ».
J’en ai vu des souffrances
Attentes et espérances.
J’en ai vu des efforts
Au plus profond des corps.
J’en ai vu des victoires
Des échecs notoires.
A l’aube de ce jour
Ou je vais m’arrêter
Je sais bien que toujours
A eux je penserai.