Bercée par une brise matinale, tu m’es apparu.
Virevoltant au gré du souffle estival, gracile petite créature.
A mes côtés tu danse, effleurant ma candeur dorée,
Mes éclats de rires, applaudis par tes battements poudrés.
J’étais, aussi légère qu’une plume affranchie de son auteur,
Aussi légère qu’une bulle ballottée par les marées.
Alors à ma portée, tu t’élève sans un mot,
Et d’une gracieuse révérence, tu m’as abandonnée.
Maintenant silencieuse, allongée sur une étoffe florale aux milles couleurs d’été,
Je languis ton retour, pour emplir mes larmes de gaieté.
Le papillon est éphémère, mais immortel l’amour d’une mère