Mon cœur qui se noie, parle
D'un ton sonore comme le vent;
Dans un silence qui s'étend,
Aux regards indifférents
Des passants qui s'éloignent.
Là, où la pensée prend forme,
Tel un sourire plein de chaleur,
Autour des mots qui brûlent,
Arrachant à son passage l'herbe
À ces racines de la haine.
Et toi, le bout de rêve vivant,
Viendra sans ombre au jour;
Chassant le noir sombre autour,
Pour le retour au sein de la cour
D'une lumière au charme entraînant.
C'est le vent de l'espoir dans l'air,
Mimant au rythme des traces repères,
Qu'invente le quotidien téméraire.
Un chant nouveau moins austère,
Où viendra s'abreuver toute la terre.