Tout n'es que fin,
Les nuages sont les germes du temps,
La vie meurt essouflée.
Le soleil plein,
Les rivages sont des enfants
Tout en pleurs, en va nus pieds.
Les sourires sont nostalgie,
Pour les ventre aux creux amer
Rire d'attendre toute une vie?!
Asséché dans la lumière,
Dans un miroir économe,
Son épée d'or brandissant,
La grande convoitée des hommes
Le tournant bien ignorant
Dans la certitude probable.
L'espoir est un missile,
Dans ce prélude que peu fiable
D'édredons peints sur les villes.
Je veux mourir, ô ma fin du monde,
Déployant mes larmes
Aux bras des temps anciens.
je veux souffrir, aux mains de l'immonde
Refermant les vagues au ventre marin.
Ignorer ma peur
À la poitrine tranchée
Pour y taire mon cœur
Sur nos vies penchées.
Rouler désespoir là, tapis dans l'ombre,
Berçant ma mémoire déçue, mais profonde.
Que sont donc les êtres, sinon un mirage?
Que sert donc de naître pour le dernier âge?
Je veux oublier la laideur du temps,
Voir tournoyer nos souvenirs troublants
La jeunesse enfuie, sous nos heures de gloire,
Ce qu'on s'était dit, un jour dans le noir.
Je veux revoir encore,
Le triste couché de soleil;
Blottie contre ton corps,
À mon dernier réveil.
Oublie les grands vents et tient moi la main!
Enlace moi tremblant, tes yeux dans les miens
Jusqu'à ce que vraiment...
Il n'y aie plus rien.