Les vents gémissent à l'étroit
Poussant des bribes de souffle
Dont la caresse par endroit
Traverse l'âme de langueur.
Quand l'arbre murmure le bonheur
Des choses simples sans ratures,
L'ombre réclame des lueurs
Aux cocotiers à l'écorce dure.
Oubliant l'abris du quotidien,
La nuit expire à l'aurore venue
L'incertitude des vœux païens
À l'adresse du destin méconnu.
Là-où ta main avec ses lignes
Promises à l'usure précoce,
Reste au sortir des noces,
Le meilleur gage de ton règne.
Là-où les souhaits sans caricature
Portent le sourire à l'inconnu,
Tel un message d'ailleurs venu
A l'insu de nos meurtrissures.