Réveillé en Haiti de très tôt en ce beau matin d'hiver
Par les cris très gaie de nos coqs et de nos oiseaux
Dans la sérénité, loin de la neige des villes d'outre mer
je contemple avec admiration la verdure des roseaux.
Assis seul dans un coin, j'admire avec allégresse,
Les reflets des premières lueurs de l'horizon,
De loin ,j'écoute les bruits sourd de nos pigeons,
Tout en restant ravi devant le fil des ouanga-négresses.
Avec peine, le soleil sort ses premiers rayons.
Sous notre ciel, l'on remarque encore quelques étoiles,
Qui, peu a peu disparaissent dans la toile
Laissant la place au défilé des centaines d'oisillons.
Ô nature d'Haiti, avec toutes tes merveilles!
Porte moi dans ton sein comme ton vrai enfant!
Fais donc que je sois toujours de toi un amant!
Qui t'observe et te parle a chaque réveil!
Hiver 1973