Seul par les chemins raides
sans saveur et plein de langueur
A remonter le temps qui s'en va
Telle une brise qui se meurt
Une impression de vide au pas
Un voile aux yeux humides
Qui déteint l'éclat embué
Que retient un fil du passé
Avec mes souvenirs éparses
A palper le bonheur rusé
Entre mes doigts d'amant usé
Ravivant l'espoir perdu
Longue attente vide et nue
Aussi longtemps dans cet espace
Où ton sourire martyre enivre
Le reste de mon être à vivre
Sur ce parcours de lassitude
Où mes pas trébuchent sans but
Je traîne ainsi mon tribut
Telle une croix de turpitude
Et le feu de l'infortune crache
Inlassablement sur les marches
Le venin amer de la solitude
Au soleil de la décrépitude