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 Poèmes d'amour

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 Au détour de la toile 11/08/2009 
 Par Delcau, 57 ans, Beauvais, France
 Cliquez pour écrire à l'auteur.

(à mon p'tit bouchon adoré)

La cinquantaine,
Toujours cette haine,
Pour moi, mortes sont les amours,
Vers la fin, je fonce sans détour.

Puis au détour de la toile,
Sur le net j'avance à la voile!
Mes premiers cliques,
Et le grand déclique!

Une p'tite photo,
Je me vois déjà beau,
Je poste un poème,
Si elle répond, elle aime!

Sortirai-je mon arme secrète,
Elle commente mon poème, discrète,
De son poste, j'en suis heureux,
Enfin vais-je vers des jours radieux?

Le temps passe,
Attention à l'impasse,
Une rencontre pour sortir du virtuel,
À distance s'installe une osmose inhabituelle.

Banco! Un restaurant à Paris,
Elle dit oui! J'en n'aurai pas fait le pari.
P'tit problème une autre est de la partie!
Elles m'attendent à la gare, j'en suis ravi.

Sa frimousse, je la repère, elle est belle!
J'avance, mes yeux ne voient qu'elle.
Bonjour, la bise, premier sourire,
Ma façon d'être à l'air de la ravir.

Repas, discussions, elle est à ma droite,
L'autre personne rêve de moi, pauvre maladroite!
Moi j'ai jeté mon dévolu sur la Sirène,
Joli, brune, intelligente, raffinée, une reine!

Une balade dans Ménilmuche,
Moi je suis un peu souffrant et trébuche,
Elle sait que j'ai des problèmes de santé,
Alors, elle décide d'éviter les escaliers.

Moi j'en profite pour m'appuyer sur son épaule,
Puis je lui prends sa menotte, j'ai le bon rôle,
Un dernier arrêt dans un café,
Nous, toujours face à face, elle prend un thé.

Puis nous voilà de retour à la gare,
Je voudrais la retenir, je suis hagard,
Moi je suis venu les mains vides, elle m'a offert des cadeaux !
Aujourd'hui, quand j'y repense reviennent les sanglots!

Je commence à écrire pour elle,
C'est mon printemps, mon hirondelle!
Je sens que je ne lui suis point indifférent,
Je me fais de plus en plus conquérant.

Une prochaine sortie, ok!
Tu m'attends à la gare devant les quais.
Je me hâte lentement,
Devant la gare, assise derrière son volant.

Je grimpe dans la voiture,
Nous voilà parti à l'aventure.
Enfin, l'aventure? Visite de la cathédrale,
Crise de fous rires, début peu banal?

Elle me guide, dans mon quartier!
Moi je suis perdu, je la suis volontiers.
Trente bornes, pour revenir au point de départ,
Mais quelle importance, de notre bonne humeur on ne se départ.

Un resto franchement peu accueillant,
Dehors, sans parasol un soleil brûlant,
Bof, que cela ne tienne nous commandons,
On se marre les gens nous jettent des regards et gloussent pareils à des dindons!

Une impression d'être ensemble depuis toujours,
À demi-mot l'on se comprend, pas besoin de longs discours.
Nous nous quitterons avec pour au revoir, juste quatre bises pudiques,
Cela nous suffit, nous sommes conscients que cela est grand et unique!

J'écris des poèmes de plus en plus intenses,
Des vers enflammés qui l'encensent.
Voilà que la plume la démange, elle écrit,
Pour moi, acrostiches et poèmes, merci chérie!

L'amour dévoile bien des choses,
Ma Sirène poétesse, ma divine rose.
Puis nous aurons une autre rencontre la rencontre!
Aux bords de l'eau, sur l'herbe près de toi je suis tout contre,

Nos cœurs implosent en nos poitrines,
Nous sommes deux adolescents, devant une vitrine,
N'osant pas aller plus de l'avant devant des merveilles,
Moi je fonds, comme neige au soleil!

Alors, nous décidons d'une promenade,
Timidement nous nous enlaçons, quelques roucoulades,
Puis un délicieux baiser lèvres contre lèvres, mais fermées!
Oui toute la journée, des p'tits baisers, nous sommes charmés.

Au loin cinq heures sonnent, elle a perdu une boucle d'oreille,
Sûrement de ma faute, je mordille ses lobes sans pareils!
Elle me raccompagne, plus tard nous nous avouâmes avoir pleuré,
D'ailleurs, à chaque rencontre l'émotion est plus forte à endurer!

Voilà nous nous aimons,
À chaque rencontre, nous rêvons union.
Combien de journées passées à tes côtés,
Sans aucune relation charnelle,
Voilà pour bien des gens une chose peu naturelle.

Il faudra attendre un jour chez moi, dans le jardin,
Dans la cabane du jardinier, pour forcer le destin
Et encore cela ne fut pas un acte de gloire pour moi!
Timide malhabile, voir empoter, mais tu étais là toi!

Quelle nuit quand même,
Mêlée, de pudeur, de fougue et de beaucoup de je t'aime!
Voilà un instant, gravé en moi pour la vie,
Depuis nous faisons l'amour avec de plus en plus d'envie.

Voilà comment au détour de la toile,
L'on peut finir sous les mêmes draps en toile,
Je t'ai nommée Zazabelle, tu m'appelles ton fou-dingue,
Ensemble, nous avons notre folie, alors faisons la ribouldingue!



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