Dans le silence de mes nuits inutiles,
Lorsque mon lit se fait tombeau,
Que ma pauvre existence part en lambeau,
Mes pleurs sont couverts par l'immense ville.
Mon âme se désespère,
Mes mains, de ton corps cherchant,
Se perdent dans un triste néant,
Mon corps dans la nuit se perd.
De ta présence, je rêve,
Mais les draps restent froids,
Du rêve je passe à l'effroi,
Au petit matin seul je me lève!
Où est la douceur de ta peau,
La rondeur de tes seins,
La cambrure de tes reins,
Sans toi nul repos!
Dans le silence de mes nuits,
Je revois nos ébats,
Bien doux et âpres combats,
Sans toi mon corps s'ennuie!
J'aime tant avec toi, des draps froisser,
Ne plus sentir nos corps,
Au point du jour crier encore!
Puis mourir un peu, nos corps enlacés.
Oui j'aime quand nos êtres sont en folies,
Alors, viens emplir de joie ma vie,
Ensemble vivons nos envies,
Faisons notre, le même lit!
Inutiles, ne seront plus mes nuits,
Je t'offrirai mon trop plein de caresses,
Je t'offrirai ma brutale tendresse.
Celle la même où tu me dis oui!