Tu brisas ta coquille,
Pour m'offrir un pays merveilleux
Un pays aux rêves bleus,
Tendre et douce fille.
Tu as brisé ta coquille à jamais,
Libérant une existence sans égale,
Une existence pure comme du cristal,
Où je suis près de toi désormais.
Tu t'es livrée à moi,
Nu comme l'agneau qui vient de naître,
Mes mains de ton corps en sont devenues maîtres,
Tes frissons de désir trahissent tout ton émoi!
Tu as brisé ta coquille si fragile,
Pour m'accueillir en ton mont de Vénus,
Tu m'as fait roi, moi qui n'étais qu'un minus,
Tu m'as rendu fort, moi qui n'étais que d'argile.
Tu as alloué à mes bras ton corps si précieux,
Ton corps que j'aime, à enserrer,
Enserrer d'une passion immodérée,
Un corps dont je me montre avaricieux!
Tu brisas ta coquille,
Pour m'offrir le pays des beaux jours,
Le pays où notre amour règnera toujours,
Tendre et douce fille.