Sous le trait tranquille
Des visions pleines de brume,
L'ombre visite le présent.
La vie file son train à l'usure
Comme une note étranglée
Au seuil de la maturité.
C'est toi, fragile destin
Souffrant d'impuissance chronique
Dans ce couloir oppresssant
Parmi les non-dits de la raison
Où triomphe l'amer du réel
Face au besoin existentiel.
Mille chemins empruntés
Ne peuvent effacer des pensées
Cette obssession d'etre un bout
D'un bout à l'issue fatale.
Et déjà, l'appel d'un ailleurs
Crépite d'un frémisssement
A l'écho murmurant.
Comme une mélodie agonisante
Au terme de son odyssée.