Me promenant par les plaines fleuries,
Des bandes d’oiseaux fuyant à ma venue.
Où sous le soleil et le vent tout s’éveille,
S’ouvre à mon regard émerveillé.
Yeux verts comme des résédas.
Yeux bleu pareils à des pervenches.
Yeux d’or flottant vers le ciel.
Yeux bruns de doux passé velours.
Yeux de pensée, ardents et fous.
Yeux léger de pied d’alouette.
Est-ce un nouveau regard sur moi-même
Qui luit dans le ciel bleu ?
Tout est jeune, tout s’éveille.
A quoi bon la raison et les sens révolus ?
Rien n’a plus de nom, les choses changent.
Plus d’espace, plus de temps pour mes amours.
Ô pensée, ta mémoire efface mes pleurs.
Mon regard languissant, jardinière joyeuse
Cueillant ces coroles magiques
Et en font bouquets magnifiques
De toutes fleurs de ses yeux.
Avec désir et espoir, je vois la vérité.
J’ai toujours cherché l’éternité.
Voici l’essence pure par delà toute chose.