Je ne suis jamais allée là-bas
Dans ce village paradisiaque
Un paradis pour toi,
Un paradis sans limite
Là où le soleil se lève un peu plus tôt
Et se couche un peu plus tard.
Le songhoy, Arma dirai-je, digne fils
Des dunes de la boucle du Niger.
Le Takamba, cette danse noble
Que tu arborais majestueusement
Avec tes bras vaillants qui brassaient l'air,
Avec tes pas qui ne ressemblaient à aucun autre ,
Restera à jamais nostalgique.
Cette guitare, qui t'a ouvert le chemin de l'excellence,
Que tu as chatouillé, caressé et porté pendant des années
Restera à jamais nostalgique.
De tes mains de paysan talentueux
Ô, toi Songhoy, Arma fils de Niafunké
Cette route poussièreuse et boueuse
Que tu as emprunté mille et une fois pour aller à Niafunké
Restera à jamais témoin de ton passage,
Ces mégots de cigarette
Que tu n'arrêtais pas de porter à tes lèvres
Et écrasaient sous le bouts de tes souliers
Resteront à jamais nostalgique de tes gestes
Moi qui t'es connu et cotoyé
Je esterai à jamais nostalgique de ta fraternité
Et de ton soutien Inconditionnel
Frère du désert ta sœur Manding te pleure
Nous avons été comme issu de la même lignée
Toi qui prenais soin de tout le monde sans considération
Je te pleure comme j'ai pleuré Afo
je te pleure comme j'ai pleuré Aboubacar Sidik
Je te pleure comme j'ai pleuré Joseph
Je te pleure comme j'ai pleuré maman Gnan
Fille du grand peulh au long cou
Je te pleure comme j'ai pleuré le prince Manding
Que-t-ai-je apporté en si peu de temps?
Rien, rien que quelques ennuis que tu solutionnais
Sans jamais poser de questions
Je sais que même aujourd'hui tu m'écoute
Que tu vielle sur ta sœur Manding
Tu es éternel, mon frère repose en paix...