Il en est parmi les villageois du «par-chez-soi» qui ne savent vivre sans se plaindre
de l’inéluctable culpabilité de la société, la rendant généralement coupable
de ce qui découle pourtant de leurs choix personnels.
Lors, à ces gens, je dis :«Si vous continuez comme ça vous allez faire une
dépression ou alors mourir avant moi. Ce serait un comble, voyons!»
À l’aube d’un petit matin gris
Toujours polie, la mort ma salué
Hé ! «Bonjour» je répondis…
Bonjour! Le mot fut ébaudi
Car, si vous m’êtes d’aujourd’hui
C’est sûr, vous me cherchiez !
C’est un mauvais jour, avouez…
Pourtant mon âme est, pleine d’allant
Par Dieu, qu’ai-je commis de méchant ?
En me sentant d’aussi bonne santé
Je questionne sur ce départ précipité.
D’ailleurs si vous permettez ce mot
Je vous trouve un teint très palot
Vos yeux creux ont le cerne tiré
car votre front semble marbre ciré
Et ce noir suaire plaqué sur vos os
Fait effacement de mes ex-voto.
Non! Vous n’êtes pas la bienvenue
Quittez ce monde! Hors de ma vue!
De votre faux vous feriez mieux
Plutôt qu’à couper l’herbe des dieux
D’aller faucher ainsi quelques épis
Pour nourrir de grands oiseaux noircis.
Mes rêves sont pourvus d’amour
Je les vis parfois en plein jour
Et si mon cas vous semble gravissime
Alors ma vie à rien ne rime.
Certains me diront poète des champs,
D’autres, critiqueront jusqu’à mes chants
D’aucuns encore, me croiront orgueilleux
Moi qui ne suis que des fleurs amoureux.
Allons, cessez d’étiqueter mon éthique
Venez en amis flâner au monde épique
Notre village est un berceau joli
Il est de votre vie, le jardin le plus fleuri.