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 Parrain et son pote Fabien 14/12/2008 
 Par Delcau, 57 ans, Beauvais, France
 Cliquez pour écrire à l'auteur.

Voici le début d'une histoire, avec des personnages que j'aime bien.
Une de ces personne n'est autre que mon parrain!
Poète de la race des parnassiens.
Le franc parlé d'un Gabin,
La carrure d'un Roger Hanin!
Son langage est à moitié sibyllin,
Et moitie titi Parisien.
Il avait fait la guerre contre les fridolins,
Engagé dans les chasseurs Alpins,
Puis comme mercenaire sous le sobriquet l'africain
Il parcouru le monde, d'abord le Tonkin,
Puis il poussa jusqu'à Pékin.
C'est à cette époque qu'il fit son tatouage, un vulcain
Joli papillon sur l'épaule, gravé par un moine Tibétain.
Avec une autre tête brûlée, un Américain,
Il était resté quatre jours à ronger son frein,
Dans un camps retranché , à l'intérieur d'un souterrain!
Ne pouvant résister à la faim,
Ils réussirent à capturer un ragondin,
Je vous dis pas le festin!
Cela ne devait pas sentir le jasmin.
Puis il est reparti dans un autre coin .
Où exactement je ne sais plus très bien?
Enfin, là il a rencontré son pote Fabien
Qui se disait Italien.
Mon parrain, lui trouvait une gueule de Mexicain
Et l'appelait le moulin.
A cause qu'il agitait toujours ses mains
A ce qu'il paraît se serait un drôle de paroissien,
Fort comme un Turc, grand comme un nain.
Toujours dans les bons coups, un gros malin,
Il avait les cheveux pareil à du crin,
Ses pommettes avaient bons teint,
Vu qu'il avait une vénération pour le vin.
Mais moi je préférais son nez aquilin!
Avec ses petits yeux on aurait dit un lutin,
Il ressemblait à un grand gamin.
Mais quand il se mettait en colère, il faisait vilain!
Une fois il paraît qu'il s'était pris avec un pèlerin,
Une histoire de fille, bref une putain!
Le père Fabien était contre les maquereaux et le tapin
Lui voulait juste un petit câlin!
Lui peloter un peu les seins
D'ailleurs il ne pouvait payer, il n'avait pas un fifrelin!
Le souteneur prit de rage était devenu carmin.
L'autre d'un calme olympien,
Fixait droit, son regard noir sur l'aigrefin.
Et lui dit «écoute mon gars je ne suis pas radin,
Mais je n'ai pas le sou, alors ne me cherche pas du patin!
Où alors il va t'arriver un pépin»
Mais l'autre n'était pas un plaisantin,
Et sur un air hautain,
Lui a tenu ce propos,»je viens de tirer cinq piges à Melun,
Et là bas j'étais considéré comme un mutin
Alors mon petit même si tu es un martien,
Je te signale que tu es dans le pétrin!
Puis d'un seul coup de rein,
Se saisit d'un gourdin!
Mais le Fabien de ses bras puissants empoigne un Godin,
Qui faisait bien cent kilos, l'autre en perdit son latin.
«Approchez je vais te faire ta fête mon pingouin!
Si tu veux jouer au crétin,
Il va te pleuvoir un de ces grain!
Viens mon gaillard, je vais te faire un câlin!
Tu sais ta pute n'aura pas de chagrin!
Et de cela j'en suis certain!
En plus cela nettoiera le poêle, il est plein de calcin!
Par contre j'espère que tu as un pote médecin!
Parce que sur la tête je vais te faire un chanfrein!
Toujours en tenant le Godin à bout de bras l'ancien!
Sans donner de fatigue, il est serein!
L'autre commença à ravaler son venin.
Le père Fabien reprit de plus belle, «il m'en faut vingt
Des types comme toi, avec tes bras en vilebrequin»
Maintenant le souteneur ressemble au penseur de Rodin!
Il est perplexe et bien embêté avec son rondin!
Son coeur de peur, dans sa poitrine s'étreint.
Puis il se décide «bon on fait copain copain»
Fabien reprit «tu as l'air d'un tamarin!
Tu sais ce petit singe, aller restons humain.
Comment t'appelles-tu ? Ah! Robin
Et bien je vais être bon chrétien,
Tu n'es qu'un fieffe coquin!
Mais passes ton chemin,
Avant que je ne te botte le train,
A grands coups de brodequins!
En plus tu as de la chance je suis à jeûn
Sinon je te dis pas la saint Valentin!
Et alors là attention au crachin,
Parce que moi les margoulins,
Ils finissent tous dans le sapin!
Rentre en paix mon poussin.
Et chez toi,installe toi dans ton fauteuil en rotin!
Vois tu je suis un bon plébéien.
Telle me fût conté cette histoire, qui aujourd'hui me revient.
De la date exacte je ne me souviens,
Mais je suis sûr que c'était en juin!
Car à cette époque ma marraine faisait des tartes Tatins
Aujourd'hui ils ont disparu et de pleurer je me retiens!
Et pourtant ils avaient une santé d'académiciens!
Maintenant ils reposent entre quatre planches de pin,
Recouvert d'une pierre de Travertin!
Pour eux qui étaient d'Agen,
Ils ont fini leur vie au cimetière de Pantin!
Qui aurait pu connaître leur destin?
De cet épisode voici la fin,
De leurs aventures, de leurs vies je vous en raconterai demain
Ah ! La fameuse époque ou ils voulurent être marins!
Mais ceci est une autre histoire, l'histoire du brigantin.




(brigantin «le Bateau» déjà posté)



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