Combien de temps encore
Pourrai-je supporter
Ce silence que j'abhore
Sans jamais protester.
Un téléphone qui sonne,
Le chat qui ronronne,
La musique qui jaillit,
Un enfant qui crie...
Mais là, rien! Rien de vivant.
Seul le silence, froid comme la mort
Profond comme un océan
Absorbe tout au dehors.
Ce silence qui m'enveloppe
Telle une chape de plomb
Dans un monde interlope
Qui circule à tâtons,
M'étreint et m'engloutit.
Mes doigt crissent et glissent
Sur le carreau...
Enfin, un bruit qui
Me sort de ma torpeur,
De ma peur.
Et ce temps rageur
Sorti de nulle part
Annonce le départ
De ce silence honni
Qui m'avait abrutie.