Prenons une journée,
Chez ces gens-là,
Tiens le dimanche et sa grâce-matinée,
Le dimanche jour où ils n'iront pas écouter le prélat.
Donc voilà un dimanche chez les Dindu,
Le père Dindu sept heures debout,
Avant de quitter le lit p'tit câlin bien entendu,
Accompagné d'une tornade de brûlants bisous!
La brioche chaude est tranchée,
Sortie, la confiture de mûre faite maison,
Dans la cuisine, cela embaume le café,
Le plateau est dressé, Dindu fait la livraison!
Sans avoir oublié, une rose cueillir!
Une rose de la roseraie de Madame Dindu.
Une splendide rose rouge qu'il aime, à lui offrir,
Décidément cet homme de sa belle, est mordu!
Il dépose le petit déjeuner,
Sur la table de chevet, recouverte de marbre,
Lui applique délicatement un baiser sur le nez,
Puis la prend fort dans ses bras, sans faire de palabre.
Comme chaque dimanche,
Le p'tit-déj attendra, ils font l'amour!
Cela est un rituel, huit heures dix heures deuxième manche,
La nuit ne leur suffit pas, du cadran il voudrait en faire le tour!