Va, mon amour te suit,
Nos retrouvailles seront liesse,
De mon lit je te ferai hôtesse.
Pour voler un peu de tendresse,
Nous aurons encore toute une nuit.
Tant pis si de toi je me languis
Et si l'attente me fait souffrir mille morts,
Je patienterai en silence, encore et encore,
Jusqu'à l'instant de serrer à nouveau ton corps.
Situation bien douloureuse, qui me laisse groggy!
Qu'aie-je été par ton amour troublé, séduit,
Moi qui ne peux t'offrir une existence enchanteresse,
Qui, suis obligé de retenir mes fougueuses caresses,
Pour ne point laisser sur ton corps des traces d'allégresse.
À t'aimer sans grande passion j'en suis réduit!
Las, je suis à te couvrir de baisers sans bruits,
J'aimerai pourtant te faire tâcher ces draps de satin,
T'entendre gémir jusqu'aux lueurs du petit matin,
Sentir ton corps satisfait, voir se dresser tes tétins,
Je voudrais être ton soleil et te gorger de suc pareil à un fruit.