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Mademoiselle Bauvoire
6/08/2008
Par
Delcau
, 56 ans, Beauvais, France
Cliquez pour écrire à l'auteur.
Voilà une bien triste histoire
Authentique, je vous pris de me croire
Pire qu'une vie au purgatoire.
Roman, qui pour certains, pourrait paraître aléatoire
Mais ces écrits, ne sont malheureusement pas illusoires.
Orpheline, elle recevait une fois par mois, la visite de sa tante au parloir;
Femme dure, amoureuse de son image, bref une personne ostentatoire.
Sans mots dire, elle passa son enfance en serrant les mâchoires;
Majeure, elle se maria, formant un couple que l'on disait méritoire.
Hélas, battue régulièrement par son époux, le père Magloire
Qui ne travaillait pas et passait son temps à boire.
Elle avait eu avec lui, un fils, le petit Grégoire
Couillon comme pas deux, c'était un crétin notoire.
La pauvre femme, pleurait chaque soir.
Un matin, dans sa salle de bains, laissant tomber son peignoir
Elle se regarda, nue la devant son miroir
Puis, tout en réfléchissant, s'allongea dans sa baignoire
Tenant plus à sa vie de chagrin et de désespoir,
Se trouvant encore jolie, malgré ses soucis, elle décida de faire le trottoir.
Elle pensa, dur de coucher avec n'importe qui, il faut le pouvoir.
Elle trouva un souteneur, originaire de Saône et Loire,
Un voyou rechercher par la police sur tout le territoire;
Jeune, il avait été sportif du côté d'Issoir
Dans une équipe de foot comme gardien, une vraie passoire.
Tous les matins, il aimait prendre un café et deux boudoirs
D'ailleurs, il traînait toujours au comptoir.
De temps en temps, il jouait au baby, sans jamais remporter la moindre victoire;
Il avait une sale gueule allongée, on aurait dit un tamanoir
Avec son grand nez marqué par un petit vin du terroir.
Heureux de sa vie de maquereaux, la nuit venue, il dormait comme un loir.
Malgré tout, elle trouvait le temps de s'occuper de sa famille c'était une femme de
devoir.
Quand à son époux, rongé par l'alcool, il n'arrivait plus à se mouvoir.
Pauvre fille, elle souffrait, il fallait la voir...
Voilà la fin du mois de juin, il faut payer le loyer car le terme va échoir,
À court d'argent, elle partie chez son propriétaire de cette dette la faire surseoir.
Ce jour là, le ciel était couvert, on sentait qu'il allait pleuvoir.
Un drame allait se passer, mais personne aurait pu le prévoir.
Elle arriva chez son propriétaire, un homme fort courtois, qui la fit asseoir
Elle était là figée, comment lui expliquer, il va bien falloir;
Alors, elle lui raconta son histoire et l'homme en sentit les bras lui choir.
Il fut fortement ému et lui dit que jolie comme elle l'était, il restait de l'espoir
À demi mots, il lui fit comprendre qu'il était amoureux d'elle mais il avait peur de la
décevoir;
Il lui expliqua qu'il vivait seul, dans ce grand manoir.
Assis, l'un à côté de l'autre dans ce salon où les murs était couvert de moire,
Sa main se posa sur la sienne, il la désirait, il lui fit savoir;
Dans sa jeunesse, il avait été avocat cela lui revint en mémoire,
Il avait déjà défendu et gagné quelques procès dans les prétoires,
Il allait s'occuper de ses problèmes et de ses droits son mari le déchoir.
Avant qu'elle ne repartit, il lui donna un peu d'argent quéri dans une armoire
Arrivée chez elle, trouva des corps partout un vrai mouroir.
Son mari son fils tués par son amant avec une vieille pétoire
Lui même gisant sur le sol un couteau dans le ventre, il s'était fait avoir.
Elle sentit une joie intense et sans retenue, finit de la prendre pour une poire
Voilà que s'annonce la fin d'une vie de misère, la fin des jours noirs.
Dans ce train, la conduisant vers son nouvel amour, elle se sentait redevenir
Mademoiselle Bauvoire.
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