J'ai tout perdu,
Mais je suis reçu,
Dans cette grande maison,
Qu'on appelle prison.
Je n'ai plus de nom,
Ni même de prénom,
Que deux numéros,
Voilà tout mon lot.
Du matin au soir,
Oubliant mes espoirs,
Le temps file son train,
Du soir au matin.
Demain, comme aujourd'hui,
Les jours coulent sans bruit
Et malgré le silence,
Ne reste que l'absence.