Les cieux avaient l’éclat fascinant d’émeraudes,
Pénombres complices, se relayaient aux clartés chaudes,
Une face de lune actrice et des étoiles badaudes,
Les terres vides filaient sous nos corps apodes.
Amoureux sans toit ni loi, rebelles et téméraires,
Main dans la main, goûtant une errance précaire
Subjugués par cette aura, que l’amour génère,
Apaisant nos cœurs meurtris d’une sublime lumière.
Une nuit complice, hôtesse parée de fins atours,
Le temps séduit, confesse vouloir arrêter le cours;
L’instant de s’imprégner de ce romantisme stellaire,
De ce monde de rêves, occulté aux yeux des solitaires.
Se défaire des chaînes, nous figeant sur place;
Voguer dans les aires, le mental au beau fixe,
Nuit d’ivresse, magique et sans domicile fixe;
Nuit de liberté, riche d’aventures loin des palaces.
Tu avais les yeux baignés à la lueur de mes leurres,
Je gouttais enfin à la douceur du fameux bonheur,
Enlacés dans les flocons de brume, en nuage protecteur,
Nid idyllique, baignant notre envol loin de la Terre.
Le jour se levât trop tôt, je te cherchais encore...
Douloureux réveil, dans ce grand lit, vide et austère;
Un doux rêve! Une belle affiche accolée dehors.
Un pâle reflet d’une nuit dans un panneau publicitaire.