Ha! Monde du silence,
J’aime ton ambivalence.
Tu es semblable à la femme,
Précieuse et dangereuse comme la flamme!
Mer, généreuse et rancunière,
Tu offres et reprends sans manière.
Tu fascines les foules,
Ton caractère est la houle!
Mers et océans,
Sans vous nous serions néant!
Vous sculptez les rivages ,
Îles et atolls tenez en esclavage!
Combien d’espoirs avez vous porté,
Sur vos flots, et combien emporté?
L’homme par bétise, ou simple caprice,
À fini par connaître vos abysses!
L’humain, pour quelques perles billes,
Oui l’homme vous malmène et vous pille
Et vient jusqu’à arracher en vos entrailles,
Les dernières richesses à écailles!
Vous êtes notre avenir,
Le livre de nos souvenirs,
Abritant mémoire et épaves,
De courageux marins sans entrave.
Mille trésors se cachent en votre sein,
Vous façonnez de merveilleux dessins.
Pareil à des cathédrales, vos coraux,
Jouent de mille éclats comme leurs vitraux!
Je veux que mes enfants et petits enfants,
Dans la joie s’émerveillent du même élan,
En voyant sur eux déferler vos vagues blanches,
Dans un bruit de tonnerre, imitant une avalanche!
Alors, respectons ce que nos ancêtres ont légué,
Je ne voudrai pas, que dans l’oubli, telle beauté soit reléguée!
Et un jour être condanné à rechercher la douce musique,
De la mer au fond d’un coquillage, aventure bien hypothétique!