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 Poèmes mystique

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 Mémoire de pierre 18/02/2008 
 Par Flb, 56 ans, Egly, France
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Maisons aux toits moussus
Quelle âge avez vous?
Quelles légendes pourriez-vous nous conter?
Tout ce que vous avez vécu,
Durant ces nombreux siècles
Vont nous interresser, nous faire rêver.

Que chacune de vos pierre,s
Se transforment en lèvres
Et exaucent nos désirs profonds.

Histoires d'aventures ou de démons,
De sépultures et de profanations;
De toutes ces choses horribles
Ou merveilleuses dont vous fûtes témoins.

Contez-nous ce qu'aucun humain,
Ni autre très vieux parchemin
N'a plus désormais en mémoire.

Racontez-nous ces vieux grimoires
Noircis par de vénérables sages
Qui par ces mots voulaient laisser trace
De leur passage et de leur savoir.
Entités abstraites ou entités concrètes
Mages barbus ou philosophes avertis
Êtes-vous au bout de votre quête?
Savez-vous comment tournent les planètes?

Et toi, vieil alchimiste rêveur,
As-tu assez de plomb pour être riche?
Possèdes-tu la pierre philosophale?
Vas-tu faire de l'or ou bien du beurre?
Et toi, guerrier avide de gloire,
Tu te crois maitre de ton destin?
Ton âme sera t-elle assez noire
pour affronter ce dur chemin?

Et toi, curé et autre babilleur,
Ta langue, si volubile qu'elle soit,
À t-elle la finesse du beau parleur?
Ce ton qui met les foules en émoi?
Maisons aux toits moussus
vous êtes plus agées que je ne pensais
Et je ne m'étais pas attendu
À entendre autant d'anciens faits.

Si d'autres révélations vous viennent
Aux ardoises, faites m'en profiter,
Même si celles-ci, sont moins ancienne.

Me conteras-tu le néanderthal?
À moins que ton âge ne le permette!
Tu préfère certainement Percival
Que, vu ton âge, as vu naitre.
Tu dis que Merlin était une femme?
Je crois que tu es en plein délire
Ce n'est pas moi qui en ferais un drame
Mais c'est Arthur qui ne va pas en rire.

Contez-moi d'autres vraies légendes
Et non des élucubrations,
C'est la vérité que je demande.

Les templiers ont payés très cher
La méchanceté d'un roi jaloux.
Ils auraient pu gouverner la Terre
S'ils avaient voulu se mettre à genoux.
Si le dernier grand maitre m'entend,
Car je suis sûr qu'il éxiste,
Qu'il mette à jour tous les documents,
Afin, que ceux qui se posent des questions,
Soient enfin sûr, si oui ou non
Les templiers étaient des anarchistes.

Maisons aux toits moussu,
Vos pensées sont bien moroses!
Ce nouveau siècle vous fait-il peur?
Pourtant, vous devez avoir tout vu!
Mettez ici tout ce que vous savez,
Comme un tas de souvenirs que l'on dépose
Sur un autel encombré de fleurs
Et que l'on pousse un peu a regret.

Vous reste-t-il quelques vrais souvenirs
Au fin fond de vos vieilles mémoires,
Ou bien mentez-vous comme je respire?

Vous me parlez du «règne» de Mittérand
Qui, sans être un fabuleux exploit
À quand meme duré quatorze ans.
Mais, ces histoires trop récentes pour moi
Ne m'intéresse vraiment que très peu.
Vous n'avez rien d'un peu plus vieux?
Dans le genre grands aventuriers
Des hommes défiants l'étèrnité?

Je crois pèrcevoir sur vos façade,
Comme des traces de mauvais traitements
Cette petite mine qu'on les malades,
Dans l'attente d'un médicament.

Maisons aux toits moussu,
Vous qui avez chevauché le temps
Pour parvenir à cette époque,
Reposez vos fondations un moment.
Encastrez vos caves dans ce vieux roc,
Ce sol est dur, asseyez vous dessus.
Point n'est besoin de vous attacher
De là, vous ne risquez pas de tomber.

Que me souffle le grincement de votre huis?
Quelques nouvelles des maisons voisines?
S'agirait-il du Mazubert,
À moins que ce ne soit de l'Aubazine!
Serait-ce le Garçon qui vitupère?
Ses femelles ne voudraient-elles plus de lui?
Allons, allons, restons sérieux
Ces vaches là, ne pouvaient trouver mieux.

Mazubert, Mazubert, tu es jeune,
Les Bachelleries sont plus agées que toi!
Laisses tes grandes sœurs s'occuper de moi.

Ne te vexes pas, c'est toi que j'aime,
De tous les endroits que je connaisse,
C'est toi qui a ma préférence.
Et si pour toi, j'ai une faiblesse,
Ce n'est pas seulement à cause des vacances.

Maisons aux toits moussu,
jusqu'ou vous mèneront vos fondations?
Quels délires vous attendent encore?
À quel moment perdrez vous la raison?

Les peuples s'en vont dans le décor,
Mais là n'est pas la nouveauté,
Car, lorsqu'il y a des vies à donner,
C'est aux pauvres gens que l'on pense d'abord.
Jusqu'ou iront ces durs conflits
Pour un dieu ou pour un territoire,
Ou pour défendre une paix illusoire?
N'est-il pas temps de stopper ces conneries?

Maisons aux toits moussu
Reste t-il une toute petite chance
À ces enfants qui nous remplaçeront?
Devons nous arréter la procréation
Pour leur éviter la souffrance?

Maisons aux toits moussu
Je me retrouve désemparé.
Comment allier destin et bel avenir?

Tout ceci est péssimiste, j'en conviens,
Mais comment ne le serais-je pas?
Vous avez vu tellement de mauvaises choses
Que le monde actuel ne vous étonne pas.
Parlez moi, dites moi quelque chose,
Pour me rassurer, pour être bien,
Ou bien changez-moi, mais bien entendu
En maison au toit moussu.



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