Il neigeait dans ces yeux,
Dans ses soirs les plus sombres
Sachant qu'il y avait mieux
Mais se donnant dans l'ombre.
Ses cheveux étaient l'humanité;
Ses adieux étaient des passagers,
Son corps était un abîme
Où s'étendait le crime.
Elle leur léguait son âme,
Pour quelques brefs bonheurs.
Elle perdait cette flamme
Jadis brûlant son cœur.
il pleuvait dans ses mains,
Celles jamais effleurées,
Au creux d'un rêve éteint
D'un désir inavoué,
Mais trop utilisées
À des fins illusoires.
Pour pouvoir les aimer.
Pour pouvoir les vouloir.
Elle aurait bien voulu
Changer le cours des choses,
Mais, elle était perdue
Dans une triste prose.
Il pleurait sur sa vie,
Oubliant son enfance,
Elle s'était étourdie
Pour garder le silence,
Car au creux de sa gorge,
Se formait un étau,
Des pierres et des ruisseaux.