T'aime je?
Le sais je?
Et que t'importe
Si à la porte
Je ne te mets
Sans vain procés?
Si ma caresse
Toujours te presse,
Si mon baiser
Sait apaiser
La douce fièvre
De tes lèvres,
Et mon plaisir.
Que t'importe
Si je t'apporte
Sécurité
Fidélité
Si doux aimable,
Toujours affable,
Je me soumets
A tes arrêts?
Oui que t'importe?
Le diable emporte
Ce vain espoir
De tout savoir
Que peux tu craindre?
Un amour moindre?
La trahison?
C'est déraison
Et ces pensées
Sont insensée.
Depuis vingt ans
A mes serments
Je suis fidèle
Et nulle belle
N'a pris mon coeur
Et ton bonheur.
Pourquoi te dire
Que je t'admire,
Que tes yeux
Sont mes cieux,
Oui, que t'importe
La vaine escorte
Des mots d'amour
Ces vains discours?
Ce sont paroles
Souvent frivoles.
Toi, tu voudrais
Que sans arrêt,
Entre deux bises
Je te redise:
«C'est toi que j'aime»
Oui mais moi même
Je ne veux pas
Malgré l'appât
Et la promesse
D'une caresse
Et chaque soir,
Avec espoir,
Comme une aumône
Du haut de ton trône,
Tu questionnes
Tu m'impressionnes!
Le front têtu:
«Dit m'aimes tu?»
Toujours tenace
Tu m'embrasses
Mais je réponds:
«Mais non crampon»
Chez toi caprice,
Chez moi malice,
Qui cédera?
On le verra.