Ce début de printemps
Annonçait la douceur,
Dans les prés verdoyants
Déjà tâché de fleurs.
Là, c’était le pommier
Cherchant encore un ton,
Et là, le cerisier
Coloré d’émotion.
Et enfin le chemin,
Parsemé de plants verts,
Ses nouveaux petits brins
Éclairant les matins.
Puis les oiseaux joyeux,
Entamant un duo
Charmant et facétieux,
Tel un divin rondeau.
Un chêne centenaire,
Tendre et dur à la fois,
Inclinait son tronc fier
Vers la mousse d’un bois.
Je suis restée longtemps
À regarder la vie
S’étirer bruyamment
Renaissant de l’oubli.