Dans la maison de Ndongo Mfa'a ,
Frères et sœurs aimé!
Il naquit un enfant étrange
Qui n'avait pas les mains et les pieds
On lui dit:toi qui ne peux marcher
Qui ne peut travailler, tu n'auras pas
Le nom que portent les hommes.
Ton nom sera Kigri, c'est a dire
L'objet qui roule
Kigri était une charge
Inutile et sans intérêt :
Tandis que tous s'en allaient aux champs ,
Il restait au village, vautré!
Un jour, quand les hommes s'en furent
Tous parti encore dans la forêt
Voici que les fantômes apparurent
Dans le village et se mirent à faire des jeux
Fantastiques sur la cour
Les habiles athlètes ont aussi bon cœur
Ils donnèrent à l'invalide, qui la jambe,
Qui la cuisse, qui le bras
Qui d'autre le genou et qui encore la main
Puis ils lui montrèrent comment on s'amuse.
Kigri devint alors un joueur
De la pire des espèces .
Il inventait et imposait sa loi
Il gardait tout pour lui: le ballon et le sifflet
En même temps, il portait tout les maillots .
S'il fallait serrer la main,
Il assenait un coup de poing fatal
À celui qui lui donna le pied droit,
Il brisa le pied gauche.
Il arracha le bras
À celui qui lui avait prêté un bras,
Il crevait les deux yeux,
Il broyait les dents
Il dechirait les peaux,
Il voulait du sang partout.
Et tandis que tous pleuraient
Le monstre criait victoire!
Mon peuple, oui, celui qui donne
À le pouvoir de reprendre .
Qui arrêta donc les fantômes bienfaiteurs
Quand tous comme un, ils dirent au méchant:
«Rend nous tout et vois comme tu n'est rien!»