J'ai lu les écrits de la poétesse
Versification pleine d'allégresse!
Mais qui a empli mon cœur d'une grande tristesse
J'ai compris qu'elle ne serait être ma maîtresse
Tant pis je continuerai en secret de l'aimer avec tendresse
Elle mon aimée ma princesse,
Qui de ma vie en était l'ivresse!
Aurai je commis une maladresse,
N'aurai je su lui parler avec adresse?
Ha! cette amour n'aura tenu ses promesses,
Moi qui de ses jours voulais faire kermesse.
Me voilà réduit, de mes illusions a en faire des tresses!
Est ce que les amours mortes renaissent?
Devrai je prendre son coeur comme une forteresse,
Comme à l'époque des grandes noblesses ?
Être malade et pauvre pour qu'elle soit ma diaconesse,
Oui je la vois bien en dame patronnesse!
Mais voilà mes espoirs qui se redressent!
Non je ne puis, je lui ai promis ma sagesse,
Allez, je serai son meilleur ami, quelle prouesse!
Le temps des folies de ma jeunesse!
Fait place à la gentille politesse.
Qui sonneront les heures de ma vieillesse
Et conduiront mon cœur vers la sécheresse!